Des NAO centrales de l’UES OBS 2026

Nouvelle désillusion : pour la 6ème année consécutive, la Cfdt n’a pas signé les Négociations Annuelles Obligatoires Centrales 2026, communes aux entités d’OBS SA, d’Orange Cyberdefense France et d’ENOVACOM.

Pourtant, les revendications Cfdt pour les NAO UES 2026 étaient concentré :

  • ​La proposition de mesures sans coût (qui ne devraient donc pas pouvoir être rejetées).
  • L’amélioration de l’abondement sur le PEG (en augmentant l’abondement des 1er euros versés).
  • La mise en place d’un abondement sur le PERCOL (comme c’est le cas dans le groupe Orange).
  • La mise en place d’un forfait mobilité durable à 600€ par an (nous sommes encore très loin du plafond légal qui est passé à 900€ par an et par salarié).
  • La forte revalorisation des tickets restaurant pour suivre l’augmentation du plafond URSSAF d’exonération de cotisations sociales (le titre restaurant pourrait alors valoir jusqu’à 12,20€).
  • Et une demande de clarification sur l’application de la directive européenne sur l’égalité salariale qui rentre en application le 7 juin 2026.

NAO UES OBS – Des avancés ridicules pour 2026

Une fois de plus, il n’aura fallu que 4 réunions de négociation à la Direction pour ignorer l’ensemble des revendications syndicales. Comble du cynisme, la Direction n’a même pas pris la peine de signer sa propre proposition (y voyait-elle vraiment ?)… Pour finalement imposer, de manière unilatérale, les décisions suivantes :

Avec un cynisme assumé, la Direction a même osé affirmer que les salarié-e-s devraient s’estimer heureux du maintien des mesures existantes !

La Cfdt espère que les Négociations Annuelles Obligatoires spécifiques à chacune des entités de l’UES OBS, qui débutent cette semaine, seront enfin l’occasion d’obtenir de véritables avancées pour les salarié-e-s.

Négociation des mesures financières

L’alerte économique sur les finances d’OBS SA a mis en lumière les conséquences de l’organisation d’Orange Business, notamment en ce qui concerne la répartition des revenus. Il a ainsi été révélé qu’un manque à gagner de 500 k€ affecte, depuis plusieurs années, une petite partie de l’activité. Ce montant, pourtant significatif, a été qualifié de « paille » par la direction, au regard des difficultés financières rencontrées actuellement.

Face à ce constat, la Cfdt a naturellement demandé que ce « manque à gagner » soit reversé aux salariés. Cette proposition a été refusée sèchement par la Direction, qui s’est contentée de proposer une augmentation de 20 centimes de la valeur du ticket restaurant  : 12 centimes à la charge de l’entreprise, 8 centimes à celle des salariés, pour un coût global estimé à 210 k€.

Négociation sur les modalités l’égalité salariale

En mai 2023, l’Union européenne a adopté une directive ambitieuse pour renforcer le principe « à travail égal, salaire égal », et pour garantir l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes. Cette directive devra être transposée dans le droit national de chaque État membre d’ici le 7 juin 2026 pour toutes les entreprises de 100 salarié-e-s et plus.

Pour devancer la parution des décrets correspondants, la Cfdt a déjà fait des propositions lors des NAO UES OBS et pour rendre concrète cette directive qui introduit, de fait, de nouveaux droits pour les salariés.

En réponse, la Direction nous a fait pleurer avec son numéro en déclamant « Nous avons des tas de projet d’outils pour appliquer la directive pour le bien des salariés mais vous comprenez que l’on ne peut rien mettre en place avant que la directive ne soit retranscrite dans le droit français. »

Ces excuses ne tiennent pas longtemps lorsqu’on connait le lobbying du MEDEF :

  • Auprès du Parlement européen pour abandonner la directive.
  • Auprès du Parlement français pour retarder la retranscription.

Malheureusement, notre Direction ne pense qu’à sa réputation auprès de ses pairs que la position de l’autruche est la meilleure.