[CFDT, UES OBS] Maitrise des effectifs

Croissance, quand tu nous tiens !

L’objectif partagé par Orange pour les filiales d’OBS SA est d’atteindre une taille critique de 10 000 salariés d’ici 2020. 

Améliorer notre croissance interne

Une première façon d’atteindre cet objectif est de miser sur la croissance des effectifs des entités existantes. Malheureusement, en quelques années, le turnover à globalement atteint les 15%.

La Cfdt estime que la Direction ne se donne pas les moyens de contrôler ces effectifs en se cachant trop fréquemment derrière les tensions du marché.

Conjecture défavorable pour les promotions

Bien souvent, lorsqu’un poste devient vacant, les situations suivantes sont alors vécues :

  • Les salariés sont culpabilisé en demandant une promotion pour ce poste (et l’augmentation correspondante). On leur reproche qu’il s’attribue une grande partie des augmentations du périmètre.
  • Des managers se contraignent en s’interdisant de proposer des promotions internes pour ne pas grever les augmentations de leur périmètre.

La Cfdt affirme que la Direction ne donne pas l’autonomie nécessaire aux managers pour gérer leurs équipes. Les marges de manœuvres alloués aux managers sont en effet insuffisantes pour assurer une réelle politique de promotion.


Les recrutements externes sont alors privilégiés aux dépend des évolutions internes.

Les embauches externes se font alors sur les profils les plus recherchés avec des écarts de rémunérations importants (souvent de 2 à 3 fois supérieures à une demande de promotion interne). Super gain pour l’entreprise !!!

En voulant contrôler la masse salariale globale (objectif de +2% sur un an) et en embauchant des profils chers, les augmentations sont alors contraintes : faibles et très peu sélectives.

La Cfdt, demande que les NAO à venir intègrent une réflexion sur l’équilibre entre le coût des promotions internes (formation, augmentation) et le coût des recrutements externes. Ce rééquilibrage permettra ainsi de booster les augmentations de tous les salariés.

Faute de pouvoir valoriser suffisamment la progression professionnelle, les salariés préfèrent très souvent changer d’entreprise pour accroitre leur rémunération et suivre l’évolution du marché. En attendant de nouveaux recrutements, ce sont toujours les équipes qui encaissent la surcharge de travail.

Les primes de cooptation

Les primes de cooptation proposées actuellement sont insuffisantes et inférieures de moitié aux autres ESN. Leurs revalorisations permettraient de promouvoir les embauches et d’attirer de nouveaux salariés grâces aux réseaux sociaux et aux évènementiels de recrutement.

La Cfdt demande une augmentation significative de toutes les primes de cooptation (avec un minimum de 2000€ et sans limite pour les profils les plus recherchés).

Force de notre croissance externe

Heureusement, la croissance externe se porte mieux.

Pour atteindre la taille critique attendue, l’entreprise continue sa stratégie de croissance externe. Les dernières acquisitions de sociétés réalisées depuis début 2018 sont :

  • Enovacom (Acquisition en janvier 2018 d’une société marseillaise de 150 salariés dans le domaine de la santé : pour faire croître l’activité d’Orange Healthcare),
  • Business & Decision (Acquisition en juillet 2018 d’une société international de 2400 salariés dans le domaine de la DATA : 1500 en France et près de 900 à l’étranger),
  • Basefarm Group (Acquisition en Aout 2018 d’une société européenne de 560 salariés dans le domaine du cloud),
  • SecureData (Dernière acquisition faite en fin janvier 2019 d’une société anglaise de 200 salariés dans le domaine de la cyberdéfense).

D’autres acquisitions sont prévues à court et moyen terme.

Toujours dans cet objectif et pressé par le contexte économique, la Direction a trop tendance à mettre les élus du CCE sous pression lors de chaque rachat :

  • Volonté d’accélérer le processus sans donner forcement aux élus toutes les clefs nécessaires : montant plafond du rachat évasif, bilan non exhaustif, …,
  • Chantage de la Direction pour reporter sur les élus la responsabilité d’un éventuel échec d’acquisition : le calendrier des rachats étant souvent plus contraint que des délais légaux.

La Cfdt est attentive à ne pas subir cette pression lié aux acquisitions qui pourrait altérer notre avenir collectif.


La Cfdt demande que :

  • La commission économique soit saisie systématiquement au plus tôt et ceci même si tous les éléments nécessaires ne sont pas disponibles.
  • A ne plus être obligé de quémander les bilans financiers lors de chaque acquisition en partant d’un prérequis collectif.

La Direction réfléchit à une stratégie de fluidification et de transparence envers les élus avec la mise en place d’une check-list partagée avec les membres de la commission économique.

Soyons collectivement attentif : soutenez vos représentants Cfdt