[CFDT, Élections 2019] La Cfdt signe le CSE

Bilan des négociations du CSE de l’UES OBS

La Cfdt signe, non sans mal, l’ensemble des accords électoraux permettant de définir le cadre des nouvelles instances représentatives du personnel.

Un marathon de négociations

La Cfdt avait pourtant exprimé, dès Novembre 2018, ses forts doutes sur la capacité à faire rentrer ces négociations dans un planning bien trop serré.

En effet, deux nouveautés apparaissent pour cette élection :

Pour la Cfdt, la Direction a sciemment contraint les partenaires sociaux à limiter le temps des échanges en dissertant sur des concepts sans présenter suffisamment rapidement les accords cibles.

Les négociations furent un marathon avec de nombreuses prolongations et une volonté sournoise de jouer la montre et l’usure de la part de la Direction.

Une coalition et un syndicat hors-jeu

Très tôt une organisation syndicale proche des « cadres dirigeants » s’est retrouvée hors-jeu des négociations en se rapprochant trop systématiquement des visions proposées par la Direction et en souhaitant signer l’accord avant même d’avoir commencé à rentrer dans le vif du sujet.

La coalition fédérée par la Cfdt a permis de mettre sous pression la Direction en utilisant deux axes de négociations :

  • Un accord électoral n’est possible que si, à minima, deux organisations syndicales signent : sans cela, le dialogue social chéri par la Direction serait en berne,
  • La mise en œuvre des Représentants de Proximité (RP) n’est possible que si un accord est signé : sans cela, l’absence de proximité locale serait préjudiciable pour tous.

Cette coalition, en imposant une signature simultanée de tous les accords, a permis de changer la donne aux bénéfices de nombreuses avancés :

  • Un nombre d’élus et d’heures de délégation suffisants pour la bonne exécution des mandats.
  • La défense d’une vision locale :
    • En obtenant à l’arrachée une réunion officielle tous les 3 mois entre la direction et les RP (Représentants de Proximité), alors que le rôle des RP était inexistant dans les premières propositions.
    • En obtenant plus de RP (Représentants de Proximité) et une vision géographique de leur répartition.
  • Une simplification de la lourdeur administrative liée à la gestion et au suivi des heures de délégations.

Rejet de la vision Cfdt

La copie finale n’est certes pas aussi catastrophique que l’aurait permis la loi travail mais la Cfdt regrette le rejet catégorique de la direction concernant ses propositions

La Cfdt proposait : un CSE unique national pour l’UES OBS avec des commissions économiques par direction, des commissions SSCT régionales et des Représentants de Proximité par région.

Cette solution avait l’avantage, à moyens constants (nombre de réunions, nombre d’élus, heures de délégations, déplacements), d’avoir :

  • des réunions locales plus nombreuses,
  • des élus plus proches des salariés,
  • des élus se déplaçant moins à Paris,
  • des élus plus spécialisés : condition de travail, économiques, activités socio-culturelles.

La vision imposée par la Direction va à l’encontre de la proximité et de l’efficacité voulues par les salariés. Elle perpétue un double niveau de consultations et recentre sur Paris l’ensemble des réunions d’instances en réduisant presque à néant les échanges locaux.

En conséquence, la représentativité des salariés sera bien dégradée comparée aux instances actuelles.

La Cfdt se désole de cette fermeture du dialogue social et de ce manque de pragmatisme.

Lors de ces négociations, la Direction n’a été que la caricature d’elle-même en n’utilisant pas les leviers offerts par les nouvelles lois travail. Une nouvelle fois : quel gâchis !

Rendez-vous dans 3 ans pour constater les dégâts.


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