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[CFDT, UES OBS] Bilan NAO OBS 2019

Bilan 2019 des NAO de l’UES OBS

La Cfdt ne signe pas l’accord des NAO OBS 2019

La Cfdt l’avait déjà pressenti, les NAO de l’UES OBS furent stériles : sans ambition, ni éclat.

De ce fait, la Cfdt n’a pas signé l’accord des NAO de l’UES OBS.

Les organisations syndicales ont finalement refusé à l’unanimité de signer cet accord. Une décision unilatérale de la Direction est proposée. Elle reprend les propositions mises à la signature par la Direction.

Le bilan des NAO OBS 2019 : l’absence de négociations

L’échec des NAO 2019 provient tout d’abord de la posture adoptée par la Direction : les mesures exposées n’ont en effet pas bougé d’un iota entre la première et la dernière réunion. La Direction n’avait visiblement pas la volonté d’obtenir un consensus négocié.

A quoi bon négocier, puisque ces mesures seront appliquées avec ou sans la signature des organisations syndicales !

Quelle perte de temps engendré par cette négociation interminable !

L’échec de NAO 2019 provient également de l’absence d’alternative à l’abandon par la Direction de l’enveloppe consacré aux moyens de transport doux. Le cafouillage de la mise en œuvre des affectations de ces enveloppes a finalement pénalisé collectivement tous les salariés.

Mais, qu’est devenue la responsabilité sociale et environnementale d’Orange ?


L’échec de ces NAO centrales d’OBS provient enfin de l’absence d’unité sociale dans l’entreprise.

L’UES reste toujours réduite au simple fait de regrouper les salariés de convention SYNTEC du groupe ORANGE.


La seule ouverture proposée par la Direction porte sur le thème de l’accompagnement pour hospitalisation d’un proche. Cette avancée est encore trop éloignée de la revendication récurrente de la Cfdt : rémunérer les « congés du proche aidant » dont fait référence le code du travail (L3142-16).

C’est pour autant un très bon début qui pourra compléter les Autorisations Spéciales d’Absences existantes.

La Cfdt reste toujours force de propositions

Et pourtant, la Cfdt s’est attachée à défendre de nombreuses propositions constructives (également présentes dans le PV de désaccord). Voici les propositions les plus significatives :

  • Proposer une augmentation collective par répartition pour défendre les bas salaires,
  • Sortir l’enveloppe de promotions de l’enveloppent d’augmentations comme le sont d’ailleurs les enveloppes dédiées aux embauches,
  • Répartir la prime vacances en fonction du temps de présence et non plus en fonction du salaire (ça ne coûte rien à l’entreprise et c’est non douloureux pour la plupart des salariés solidaires),
  • Favoriser la féminisation des promotions (l’un des obstacles à l’égalité Femme / Homme),
  • Adhérer au Plan de Déplacement Entreprise (PDE) d’Orange SA pour contribuer à notre responsabilité sociale et environnementale,
  • Proposer une politique incitative en réduisant le nombre de voitures de statut pour cesser de payer la voiture aux salariés,
  • Disposer de meilleurs repères salariaux pour pouvoir se positionner dans l’Entreprise,
  • Promouvoir les mouvements internes au sein de l’entreprise pour dynamiser et renouveler les expériences,
  • Bénéficier systématiquement de la part patronale du titre restaurant pour chaque jour travaillé pour faire disparaitre les iniquités (en particulier chez OCWs),
  • Augmenter le nombre de jours pour enfants malades (6 jours + 1 jour par enfant à charge, sans limitation d’âge),
  • Relancer une cohérence sociale via la mise en place d’un Perco (plan d’épargne pour la retraite collectif),
  • Reporter les congés maladie lorsqu’un arrêt maladie survient pendant ceux-ci.

Malheureusement, être écouté n’est pas suffisant si on n’est pas entendu. Cette attitude de la Direction réaffirme un refus du dialogue social trop souvent constaté par la Cfdt.

Les espoirs

La situation conjoncturelle est plutôt bonne :

La Cfdt revendique en conséquence des augmentations substantielles et espère que les propos de Stéphane Richard du 11 décembre 2018 : « Il va falloir qu’on lâche du lest […] sur les salaires », seront réellement mis en application dans les différentes directions de l’UES OBS.


Des NAO très attendues ont débuté pour tous les périmètres : OAB, OCD, OCWs, OCfB, Néocles, Orange Consulting, Fonctions centrales d’OBS SA, OCEAN et OH.

La négociation et le dialogue social sont une évidence :
soutenez vos représentants Cfdt

[CFDT, UES OBS] Mobilité, un nouveau monde

Mobilité – un nouveau monde

Inégalités au seins du groupe Orange

Deux populations très différentes cohabitent dans le groupe Orange :

  • Les salariés de l’UES OBS sous convention SYNTEC,
  • Les salariés d’Orange SA sous convention CCNT.

C’est un secret de polichinelle… Au vu des écarts constatés sur : la rémunération, les augmentations annuelles, les primes, les congés, l’intéressement, les subventions du CE, … les salariés sous convention SYNTEC sont moins bien « lotis » que les salariés de convention CCNT.

Cette différenciation introduit inévitablement des crispations dans les équipes combinant ces deux types de population. Ces iniquités se rajoutent à celles déjà constatées dans l’UES OBS.

La Mobilité groupe est un moyen pour les salariés de l’UES OBS de basculer dans un monde « meilleur ».

  • SYNTEC : Surnom donné par les patrons à notre convention collective CCNBET (Convention Collective Nationale des Bureaux d’Études Techniques),
  • CCNT : Convention Collective Nationale des Télécommunications.

Les effets du système

Les iniquités entre les populations SYNTEC et CCNT portent actuellement principalement sur :

  • La rémunération : 15% de moins en moyenne,
  • Les congés : 10 jours de RTT en moins par an,
  • L’augmentation générale : inexistante pour l’UES OBS, et de 1,75% pour Orange SA,
  • L’intéressement : 4 fois moins important (591€ en moyenne contre 2440€ pour Orange SA),
  • La subvention de fonctionnement du CE : 1,04% de la masse salariale contre 2,25% pour Orange SA.

Cette situation d’inégalités est encore plus mal vécue quand elle est constatée avec son collègue de travail de convention collective différente. Le comble est alors de découvrir que ces inégalités se révèlent pour des profils d’âge comparable, de même école d’origine, d’expériences similaires réalisant des tâches équivalentes…

La Cfdt interpelle encore et toujours la Direction OBS sur la durabilité de cette politique sociale différenciée dépendant uniquement de la convention de rattachement :

  • Est-il vraiment légitime de promouvoir des carrières à deux vitesses sans appliquer le cadre légal de la maxime « à travail égal, salaire égal » ?
  • Est-il opportun de continuer d’accroitre l’écart de rémunération entre nos deux conventions collectives à la veille des prochaines NAO ?
  • Est-il efficace d’exacerber les tensions sociales qui dégradent inévitablement la motivation et la productivité ?


La direction se contente d’affirmer qu’il ne s’agit pas du même modèle économique alors que nous travaillons dans la même division OBS avec des objectifs économiques communs.

La direction minimise artificiellement le nombre d’équipes mixtes alors que de très nombreuses situations existent déjà et qu’elles seront démultipliées par les réorganisations qui se profilent.

La division OBS du groupe Orange privilégie dorénavant de systématiser les embauches sous convention SYNTEC (pour des raisons de compétitivité bien compréhensibles).

Gagnant / Gagnant / Gagnant

Et pourtant, le système des Mobilités n’a que des avantages :

  • L’UES est gagnante en laissant partir des salariés expérimentés mieux rémunérés que la moyenne (gain de marge) sans provoquer un départ à la concurrence,
  • Le Salarié est gagnant (tout le monde le savait) : il rejoint « un monde meilleur » et renouvelle ses opportunités,

L’écart de rémunération de 15% est rapidement compensé en 2 à 3 ans par les NAO successives plus généreuses chez Orange SA.

  • Orange SA est gagnant : elle récupère des salariés souvent bien formés et dynamiques.


Et cependant, l’entreprise reste frileuse et souhaite maitriser les mobilités pour plusieurs raisons :

  • Les mobilités augmentent naturellement le turnover de l’UES OBS,
  • Les mobilités favorisent l’arrivée de profils qui n’ont qu’un seul objectif : rejoindre la maison mère !

La Mobilité en pratique

Les demandes de mobilité se font idéalement lors de l’Entretien Individuel et Entretient Professionnel (Il n’est cependant jamais trop tard pour bien faire). Il est nécessaire d’avoir 3 ans d’ancienneté sur son poste pour y accéder.

Le prochain Comité Mobilité se tiendra le 3 juin. Il est possible de constituer son dossier de mobilité depuis le 30 avril directement dans Skills Views.

Si vous avez l’aval de votre manager, il vous suffit de faire une demande d’ouverture de dossier Comité Mobilité dans Skills Views. Ce dossier sera validé par votre RH de proximité. Le dossier doit comporter : un CV présentant des compétences correspondantes aux besoins du Groupe, une lettre de motivation mettant en avant votre projet et le développement de votre parcours professionnel.

Si le Comité Mobilité valide votre demande, c’est à vous de faire les démarches pour rechercher un poste correspondant dans le Groupe.

La Cfdt s’interroge : Les opportunités de mobilité des salariés de l’UES OBS ne vont-elle pas se réduire suite au actuelles réorganisations puisque les salariés de l’UES sont désormais présents dans toutes les entités ?

De nouvelles modalités sur les mobilités sont en cours de négociations dans le cadre de l’accord GPEC.

Vous avez les cartes en main : soutenez vos représentants Cfdt

[CFDT, UES OBS] Rémunération et Promotion

Entretien Individuel (EI) et Entretien Professionnel (EP)

La campagne des Entretiens Individuels et des Entretiens Professionnels a débuté et se clôturera le 31 mars 2019.
C’est un moment important ou chaque salarié peut faire avancer ses perspectives d’évolution professionnelle.

Entretien Individuel (EI) et rémunération :

Il est important d’être force de proposition lors de votre Entretien Individuel (EI) 

  • Définissez vos propres objectifs sans attendre que l’on vous les impose,
  • Identifier les compétences que vous souhaitez acquérir et recherchez les formations correspondantes,
  • Imposer que cette réunion se fasse en présentiel et en terrain neutre (éviter le téléphone et le bureau du manager),
  • Pensez à aborder les points qui sont rarement mis en avant par votre manager :
    • Votre positionnement salarial relatif à votre fiche de poste (votre manager a cette information),
    • La revalorisation de votre rémunération,
    • Vos perspectives de promotion
  • Pensez à mettre en fin d’EI votre propre conclusion (surtout si vous n’êtes pas d’accord).

La Cfdt regrette que la Direction refuse depuis plusieurs années d’intégrer (dans l’outil Skills-Wiews) un module permettant d’échanger sur la rémunération et la promotion. Ces points ne sont-ils pas important dans nos perspectives de carrière ?

L’argument utilisé lors des EI par les managers est bien rodé. On entend trop souvent « l’enveloppe des NAO n’est pas encore définie, je ne peux faire aucune annonce sur ton évolution de rémunération ni sur ton éventuelle promotion ».  C’est un peu facile !!!

La Cfdt revendique l’inversion temporelle des Négociation Annuelle Obligatoire (NAO) et des EI / EP pour que cette aberration disparaisse. Comme dans bien d’autres sociétés, les NAO devraient se faire avant les entretiens Individuelles pour permettre aux managers et aux salariés d’avoir un échange sans « langue de bois » sur la corrélation entre l’atteinte des objectifs et la rémunération.

Malheureusement les NAO sont toujours aussi poussives et se terminent bien après la fin des EI (souvent en juillet alors que la moitié de l’année est passée).

La Direction aurait pu saisir l’opportunité de raccourcir ce délai en réalisant qu’une seule et même NAO dans l’UES OBS (les négociations filiales n’ayant plus de sens). Il n’en est rien, et les NAO seront certainement déclinées par Direction comme si OBS SA n’existait pas.

La Cfdt estime que la Direction ne s’est pas donné les moyens pour dynamiser les NAO.

  • Harmonisation des parts variables non débutée,
  • Écart de salaire non jugulé pour une même fiche de poste,
  • Retard dans la Mise à jour de Skills-Views.

Pour aller dans le sens de la simplification chère à Helmut Reisinger, la Cfdt revendique des NAO uniques en début d’année pour l’ensemble de l’UES OBS.

Entretien Professionnel (EP) et promotion :

L’Entretien Professionnel est aussi important que l’EI mais souvent galvaudé par le manager (certainement par méconnaissance du rôle de cet entretien).

Cet entretien a pour objectif de traiter la carrière du salarié à long terme. Une vision claire des perspectives au sein de l’Entreprise est nécessaire pour aborder cet entretien.

La Cfdt conseille donc aux salariés et à leur manager :

  • D’identifier vos perspectives de promotion pour votre fiche de poste (cette donnée est présente dans Skills-Views),
  • De demander l’accompagnement de votre RH de « proximité » pour disposer d’une meilleure vue d’ensemble des parcours professionnel dans l’Entreprise (que le manager n’a pas forcément),
  • De séparer l’EI et l’EP dans le temps,
  • De demander une mobilité si votre parcours professionnel ne s’inscrit pas dans les possibilités offertes par l’entreprise.

La Cfdt est satisfaite d’avoir obtenue les avancées successives sur les parcours professionnel avec la mise en place dans Skills-Views des fiches de postes et d’un cheminement entre les différents postes. Il manque toujours cependant bon nombre de repères.

La Cfdt continue à demander pour chaque salarié :

  • Des repères de rémunération par fiche de poste (moyen, médiane, 1er quart, 3ème quart, …),
  • Une meilleure visibilité sur les fiches de postes cibles (Poste en croissance ou déclin, voix naturel ou parcours à la marge, …),
  • La proportion de femmes et d’hommes,
  • Le nombre de temps partiels.

Il y a encore un long chemin à faire : soutenez vos représentants Cfdt.

[CFDT, UES OBS] Maitrise des effectifs

Croissance, quand tu nous tiens !

L’objectif partagé par Orange pour les filiales d’OBS SA est d’atteindre une taille critique de 10 000 salariés d’ici 2020. 

Améliorer notre croissance interne

Une première façon d’atteindre cet objectif est de miser sur la croissance des effectifs des entités existantes. Malheureusement, en quelques années, le turnover à globalement atteint les 15%.

La Cfdt estime que la Direction ne se donne pas les moyens de contrôler ces effectifs en se cachant trop fréquemment derrière les tensions du marché.

Conjecture défavorable pour les promotions

Bien souvent, lorsqu’un poste devient vacant, les situations suivantes sont alors vécues :

  • Les salariés sont culpabilisé en demandant une promotion pour ce poste (et l’augmentation correspondante). On leur reproche qu’il s’attribue une grande partie des augmentations du périmètre.
  • Des managers se contraignent en s’interdisant de proposer des promotions internes pour ne pas grever les augmentations de leur périmètre.

La Cfdt affirme que la Direction ne donne pas l’autonomie nécessaire aux managers pour gérer leurs équipes. Les marges de manœuvres alloués aux managers sont en effet insuffisantes pour assurer une réelle politique de promotion.


Les recrutements externes sont alors privilégiés aux dépend des évolutions internes.

Les embauches externes se font alors sur les profils les plus recherchés avec des écarts de rémunérations importants (souvent de 2 à 3 fois supérieures à une demande de promotion interne). Super gain pour l’entreprise !!!

En voulant contrôler la masse salariale globale (objectif de +2% sur un an) et en embauchant des profils chers, les augmentations sont alors contraintes : faibles et très peu sélectives.

La Cfdt, demande que les NAO à venir intègrent une réflexion sur l’équilibre entre le coût des promotions internes (formation, augmentation) et le coût des recrutements externes. Ce rééquilibrage permettra ainsi de booster les augmentations de tous les salariés.

Faute de pouvoir valoriser suffisamment la progression professionnelle, les salariés préfèrent très souvent changer d’entreprise pour accroitre leur rémunération et suivre l’évolution du marché. En attendant de nouveaux recrutements, ce sont toujours les équipes qui encaissent la surcharge de travail.

Les primes de cooptation

Les primes de cooptation proposées actuellement sont insuffisantes et inférieures de moitié aux autres ESN. Leurs revalorisations permettraient de promouvoir les embauches et d’attirer de nouveaux salariés grâces aux réseaux sociaux et aux évènementiels de recrutement.

La Cfdt demande une augmentation significative de toutes les primes de cooptation (avec un minimum de 2000€ et sans limite pour les profils les plus recherchés).

Force de notre croissance externe

Heureusement, la croissance externe se porte mieux.

Pour atteindre la taille critique attendue, l’entreprise continue sa stratégie de croissance externe. Les dernières acquisitions de sociétés réalisées depuis début 2018 sont :

  • Enovacom (Acquisition en janvier 2018 d’une société marseillaise de 150 salariés dans le domaine de la santé : pour faire croître l’activité d’Orange Healthcare),
  • Business & Decision (Acquisition en juillet 2018 d’une société international de 2400 salariés dans le domaine de la DATA : 1500 en France et près de 900 à l’étranger),
  • Basefarm Group (Acquisition en Aout 2018 d’une société européenne de 560 salariés dans le domaine du cloud),
  • SecureData (Dernière acquisition faite en fin janvier 2019 d’une société anglaise de 200 salariés dans le domaine de la cyberdéfense).

D’autres acquisitions sont prévues à court et moyen terme.

Toujours dans cet objectif et pressé par le contexte économique, la Direction a trop tendance à mettre les élus du CCE sous pression lors de chaque rachat :

  • Volonté d’accélérer le processus sans donner forcement aux élus toutes les clefs nécessaires : montant plafond du rachat évasif, bilan non exhaustif, …,
  • Chantage de la Direction pour reporter sur les élus la responsabilité d’un éventuel échec d’acquisition : le calendrier des rachats étant souvent plus contraint que des délais légaux.

La Cfdt est attentive à ne pas subir cette pression lié aux acquisitions qui pourrait altérer notre avenir collectif.


La Cfdt demande que :

  • La commission économique soit saisie systématiquement au plus tôt et ceci même si tous les éléments nécessaires ne sont pas disponibles.
  • A ne plus être obligé de quémander les bilans financiers lors de chaque acquisition en partant d’un prérequis collectif.

La Direction réfléchit à une stratégie de fluidification et de transparence envers les élus avec la mise en place d’une check-list partagée avec les membres de la commission économique.

Soyons collectivement attentif : soutenez vos représentants Cfdt

[CFDT, UES OBS] Repères salariaux dans l’UES OBS

Repères salariaux et parcours professionnels

Malgré le chantier lancé sur la mise en place de repères salariaux (à l’initiative de la Cfdt), les résultats à ce jour sont bien maigres.

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L’objectif de la Cfdt est de pouvoir proposer des repères salariaux pour que chacun puisse disposer d’éléments comparatifs lors d’un changement de poste ou lors d’une promotion. Mais aussi pour éventuellement constater son dé-positionnement et prévenir les discriminations.

Les revendications Cfdt

Pour ce faire, la Cfdt a demandé dès 2016 à la direction de transmettre pour chaque fiche de poste (en fonction de la situation géographique « Paris + Nice / autres villes ») :

  • La moyenne des salaires
  • Le salaire médian (le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires),
  • Le premier décile (le salaire au-dessous duquel se situent 10 % des salaires ),
  • Le neuvième décile (le salaire au-dessous duquel se situent 90 % des salaires).

Après avoir fait l’exercice, la direction a fait part de la très grande disparité des salaires. Cette analyse a été confirmée par une étude commandée en 2017 par le CE OAB (rapport réalisé par la société SEXTANT).

La direction a pour l’instant décidé de ne pas communiquer sur le sujet. Elle donnera d’abord la primeur de ces informations aux différents managers. L’enveloppe de rattrapage négociée par la Cfdt fait déjà partie des moyens mis en œuvre pour réduire ces inégalités salariales.

La Cfdt continue encore et toujours à demander :

  • la transparence sur les repères salariaux,
  • le respect du principe d’égalité de traitement « à travail égal salaire égal ».

Si vous constatez, par exemple, que vos collègues, au même niveau de responsabilité et d’ancienneté, sont payés davantage, il vous sera possible de demander des explications à votre employeur, et de réclamer un alignement de votre rémunération, faute de quoi, vous pourrez saisir le Conseil de prud’homme pour dénoncer une rupture d’égalité salariale, voire une discrimination.

Cet article a été publié le 19 juillet 2017 avec les mots clé , .

[CFDT, UES OBS] La Cfdt signe les NAO d’une unité Économique et Sociale (NRS) en manque de repères et d’ambitions

La Cfdt signe les NAO NRS.
Et pourtant : Que devient l’UES NRS ?

  • L’unité Économique (l’UES) se réduit : de plus en plus au simple fait de regrouper les filiales de convention SYNTEC du groupe ORANGE.
  • L’unité Sociale régresse : de moins en moins de règles de fonctionnement communes : frais, déplacements, horaires, astreintes, congés…

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Dans ce contexte les ambitions de la Cfdt étaient de profiter des NAO pour :

  1. Relancer une cohérence sociale via la mise en place d’un PERCO et en améliorant les critères d’Autorisations Spéciales d’Absences.
  2. Initier une cohésion sociétale par des initiatives environnementales telles que l’indemnisation des déplacements en vélo, des Plans de Déplacement Entreprise (PDE) sur des sites pilotes , …
  3. Imposer des critères économiques sans pénaliser les négociations futures de chaque filiale.

Les avancés communes pour toutes les filiales NRS sont assez maigres :
Mais “Ce qui est pris n’est plus à prendre”

Les principales avancées, presque toutes à la seule initiative de la Cfdt, sont :

  • La possibilité d’une prime pour tous les salariés présents au 2 janvier 2017 (il fallait attendre un an de présence auparavant),
  • Un minimum d’augmentation managériale basé sur des montants et non un pourcentage (plus abstrait et favorisant les gros salaires) :
    • 450 € bruts minimum pour les salariés cadres et assimilés cadres,
    • 300 € bruts minimum pour les salariés non cadres,
  • Des conditions plus avantageuse d’abondement de l’intéressement sur le PEG calculées sur la base de l’intéressement des filiales les moins valorisées, afin que chaque salarié profite d’un maximum d’abondement sans débours (Attention, seul le placement sur le fond ORANGE ACTIONS bénéficiera d’un abondement ; part C et D) :
    • Abondement de 100% des les 200 premiers €, soit de 0 à 200 € d’abondement,
    • Abondement de 25% de 201 à 640 € , soit de 0 à 110 € d’abondement,
    • L’abondement maximum sera donc de 310 € pour un versement au moins égal à 640€.

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  • Une légère amélioration des Autorisations Spéciales d’Absences (ASA) pour les faire tendre vers ceux du groupe et se mettre en conformité avec la loi :
    • Passage de 2 jours à 5 jours de congés pour les obsèques d’un ascendant,
    • Passage pour les jours de congés enfants malade de « 2 jours pour le premier enfant + 0,5 jour par enfant supplémentaire » à « 2 jour pour le premier enfant + 1 jour par enfant supplémentaire ».
  • La mise en place d’un Plan de Déplacement Entreprise (PDE) sur 1 site pilote.

La Cfdt regrette le manque d’ambition de la direction
par son refus d’avancer sur les points suivants :

  • Mise en Place d’un PERCO sur les traces des avancées déjà acquises chez Orange.
  • Restitution des congés payés pour les jours d’arrêts maladie survenu durant la période de congés (ces jours sont actuellement perdu pour les salariés NRS alors que le droit européen permet de les conserver).
  • Aucune approche environnementale (réduction des déplacements , télétravail, indemnités Km, sites ISO 14001…).

Avec une UES NRS sans ambition sociale ni vision économique, la direction devra répondre à la question,  “A quel niveau devrons-nous rattacher l’Unité Economique et Sociale“ :  au niveau NRS ? ou au niveau OBS ?